Andreas, depuis quand pratiques-tu le vélo de gravel et qu’est-ce qui te fascine dans cette discipline ?
J’ai acheté mon premier vélo gravel il y a environ 9 ans, après avoir passé des années à me débattre avec des VTT et à ne jamais vraiment m’habituer aux guidons droits. Pour moi, le gravel est un moyen de m’éloigner du quotidien et de me recentrer sur moi-même. J’aime la proximité avec la nature, le vent, le froid, l’humidité, la boue. Contrairement au vélo de course, où je recherche plutôt la performance et la vitesse, le gravel est pour moi un pur plaisir.
Qu’est-ce qui t’a poussé à t’inscrire au Gravel Trans Jura ?
J’étais dans une situation difficile à la maison. Le Gravel Trans Jura a été comme une petite lueur d’espoir pour moi. Un itinéraire planifié par des gens de cœur, pas trop loin. Quelques jours pour moi pour respirer et me ressourcer.
Comment t’es-tu préparé ?
J’ai fait quelques kilomètres de dénivelé en plus. Sinon, je comptais sur mon corps pour s’adapter à la tâche en cours de route. J’ai accordé une importance particulière à mon équipement. Des pneus anti-crevaison, des vitesses légères, pas d’expérimentation. Seulement du matériel familier.
Et qui était avec toi au départ ?
Personne… mais quelques heures plus tard, tout a changé de manière inattendue. Le temps exécrable m’a rapidement poussé à mes limites mentales et j’aurais abandonné dès le premier jour si je ne m’étais pas soudainement retrouvé au milieu d’un « groupe de souffrance » composé de 6 personnes. À partir de là, nous avons parcouru toute la distance ensemble et une amitié vraiment spéciale s’est rapidement développée.
Si tu devais choisir un moment/endroit de ta Gravel Trans Jura, lequel…
… t’a le plus ému ?
Quand un participant m’a raconté son histoire, comment il a dû se battre pour sortir d’une communauté religieuse et a perdu ses proches dans cette lutte. Cela m’a beaucoup touché!
… t’a poussé à tes limites physiques ?
Je ne me souviens pas avoir vraiment atteint mes limites physiques.
… t’a le plus impressionné sur le plan paysager ?
Lors de la première édition, le temps était tellement mauvais que je me souviens davantage de la lutte pour rester au chaud et au sec que des paysages. La deuxième édition nous a déjà montré quelques joyaux du Jura ! Et je suis convaincu que tout le parcours nous submergera complètement par beau temps !
… t’a le plus touché sur le plan humain ?
Le fait qu’il ait été possible de tisser des liens si étroits avec des inconnus en quelques jours, au point d’avoir les larmes aux yeux au moment de se séparer.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui participe pour la première fois au GTJ en 2026 ?
- Installe un dérailleur vraiment léger sur ton vélo !
- Monte de nouvelles plaquettes de frein juste avant la GTJ et emporte des plaquettes de rechange pour l’avant et l’arrière.
- Faites attention au poids de vos bagages. Chaque kilo supplémentaire se fait fortement sentir dans les nombreuses montées.
- Emportez de bons vêtements de pluie, même si les prévisions météorologiques sont bonnes. Le Jura ne s’y conforme pas toujours 😉.Serez-vous à nouveau de la partie ?
Seras-tu de nouveau de la partie ?
Oui ! Le lien entre les organisateurs et les participants est unique dans cet événement. On se sent comme faisant partie de la famille GTJ.



















